Date de capture : Nuit du 16 avril 2007 au 17 avril 2007 (à 4h15 du matin).
Poisson : Carpe commune de 10,2 kg.
Lieu de pêche : Rivière Dordogne, à Bergerac (24).
Technique de pêche : Pêche en batterie.
Eshe utilisée : bouillette à la banane (de 20 mm de diamètre).
Amorçage : Bouillettes à la banane, de 20 mm de diamètre.
Au coeur de l'action : Comme à chaque nuit pêche, je ne dors que sur une oreille. J'ai toujours peur de louper une touche. Pourtant, je possède désormais une centrale sans fil. Mais c'est plus fort que moi, je ne peux pas m'endormir sereinement.
Un peu après 4h00 du matin, j'entend comme un bruit de moulinet. Je sors de la tente. Mince !!! Mon rod-pod (qui pourtant est assez stable) a basculer vers l'avant et les cannes sont en vrac par terre.
A mon arrivée sur place, la première chose que je fais, c'est de compter le nombre de cannes ! OUFFFF, elles sont toutes là.
J'appelle Benoît à l'aide. Heureusement, il entend mon SOS et arrive rapidement.
Maintenant, reste à savoir quelle est la canne qui a provoqué ce désastre ... .
Benoît qui m'aide dans ma quête m'interpelle :
"Eh Laurent, ce moulinet ne contient plus du tout de fil !!!"
Je me saisi immédiatement de la canne. Effectivement, le moulinet a complètement été dévidé. La carpe à déroulé les 220 mètres de fil. Il me reste moins de 10 tours de nylon autour de la bobine. Par je ne sais quel miracle, la carpe n'a pas continué sa course plus loin.
Je fais immédiatement quelques tours de manivelles afin de constituer une petite réserve de fil. La banière qui était détendue se tend petit à petit. Je crains fort que la carpe ne soit plus au bout de la ligne. Je sens un poids assez lourd mais inerte. Je me demande si je ne suis pas en train de ramener plusieurs montages à la fois (à cause de l'emmêlement provoqué par la chute du rod-pod).
Bref, je rembobine mètre par mètre. Je pompe, je pompe, je pompe.
Alors que je suis à 15-20 mètres du bord, je ne sens toujours rien de plus qu'une lourde masse innerte.
Tout d'un coup, je sens comme des coups de tête !
"Benoît !!! Elle est encore au bout !!! Essaie d'enlever les autres lignes."
"Impossibles, elles sont bloquées !"
"Bon bé tant pis, je vais essayer de tout ramener. C'est pas gagné ! J'ai peur de casser."
Tant bien que mal, je la ramène petit à petit. De temps en temps, elle me remprend un peu de fil. ça y est, plus que quelques décimètres !
"ça y est, ça devient bon. Prend l'épuisette Benoît !"
J'essaie à tout pris de maintenir la carpe en surface. Si elle replonge, elle cherchera à gagner les rochers et la casse est assurée !!
ça y est ! La belle est enfin dans les mailles de l'épuisette !! OUFFFFF !!! Je me rend compte alors de la chance que j'ai eu de la mettre au sec. Je la débarasse de l'hameçon alors qu'elle est encore dans l'épuisette puis benoît la dépose délicatement sur le matelas de réception. Elle est superbe. Je l'estime à environ 10 kg. Le verdict ne tardera pas à tomber : 11,7 kg auxquels il faut retrancher 1,5 kg (le poids du tapis). C'est donc une magnifique commune de 10,2 kg qui pose devant l'objectif de mon appareil photo numérique ... .
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